Arnaud Assoumani


 

 

L’homme au bras d’or

Un documentaire écrit et réalisé par Benjamin Rassat - 2x90 mn
Produit par YUZU productions avec la participation de L’Équipe 21 et avec le soutien d'EDF

 

En 2010 et à l'instar de l'athlète sud-africain Oscar Pistorius, un sportif français s’est lui aussi lancé le défi de participer aux Jeux Olympiques des valides à Londres 2012 en saut en longueur. Son nom : Arnaud Assoumani. Son palmarès : Champion Paralympique de saut en longueur à Pékin en 2008, Champion du Monde en 2006 et 2011 et recordman du monde de la discipline avec un saut à 7,82 mètres. Son handicap : être né sans avant-bras gauche. Pour se qualifier à Londres, Arnaud devait faire les minimas des valides : 8,20 mètres, soit 38 cm de plus que son record homologué en handisport (Arnaud ayant déjà réalisé en compétition 7,91m mais avec un vent trop favorable).

 

Pendant deux ans, une équipe de documentaire menée par le réalisateur Benjamin Rassat, auteur de "McEnroe-Lendl, le crépuscule des Dieux" et de "La légende d'Alain Mimoun", a tenu le pari de suivre l'intégralité de la préparation Olympique d'Arnaud Assoumani, incluant une première mondiale : la fabrication d'une prothèse spécifique pour le saut en longueur, un bras en or qui donne son titre au film. Inauguré par l'annonce de ce défi exaltant, tenu par le suspense de performances qui se rapprochent  petit à petit de la barre des 8 mètres, le film va nous entraîner pendant 24 mois, de meetings locaux modestes aux Championnats du Monde, et jusqu'à ce rendez-vous de Londres où les deux concours d'Arnaud au triple saut et en longueur vont finir d'incarner la dureté et finalement le mystère de ce qui fait un champion sur le terrain et un champion dans la vie. 

 

Par la particularité de son cas, Arnaud Assoumani est en effet des rares sportifs français capable de tendre des passerelles entre tous les mondes, celui des valides et des non-valides, celui de la tête et du corps entre les entraînements de l'INSEP et ses études à Sciences Po, celui encore du métissage blanc-noir entre sa naissance française et ses origines comoriennes, celui enfin de l’athlète moderne autant porté sur ses ambitions sportives que sur les projets entrepreneuriaux comme le concours inédit qu'Arnaud a lancé pour le design de sa prothèse en or. 

 

65 jours de tournage, 200 heures de rushes, par la durée même d'une saga en deux épisodes de 90 mn, le projet « Arnaud Assoumani, l’homme au bras d’or » donne enfin au spectateur à saisir la véritable incidence des performances, des victoires, des défaites, des blessures, des exigences du haut niveau sur la progression d'un athlète. Où chaque détail, chaque décision prise devant la caméra pendant ces deux années va trouver sa conséquence et aider à mieux appréhender le pourquoi du résultat final. Où toute forme de hasard disparaît. Où le sport retrouve sa place de sélection par le mérite et le travail. 

 

Par son charisme, sa disponibilité, sa loyauté et une absence totale de censure sur les images filmées, même les plus dramatiques, Arnaud parvient à incarner en direct cette forme d'idéal olympique largement entamé par des performances suspectes et des comportements douteux chez les valides. Figure de proue du handisport français et mondial, Arnaud est un passeur joyeux et sans égal qui pendant deux ans parvient à nous faire vibrer par l'incandescence de sa passion et cette foi inébranlable pour faire partager son rêve d'enfant : participer aux Jeux Olympiques. 

 

J'ai accepté de me laisser filmer par la caméra de Benjamin pendant deux ans afin que ce film soit le témoignage de ma préparation pour tenter de me qualifier à la fois aux Jeux Paralympiques et aux Jeux Olympiques. Le message que j’ai souhaité transmettre est que même en étant différent, même en ayant un désavantage par rapport aux autres, on peut y arriver.
L'histoire montrera que tout ne s'est pas déroulé comme je l'aurais aimé, seulement, malgré tout, je veux montrer que tout est possible, si on y met l'énergie, l'intelligence, et la conviction nécessaire pour réussir.
L'objectif ultime dans tout cela étant de tout donner pour ne rien regretter.

 

Tout n'est pas montré dans le film, il y a eu plus de 200 heures de rush, il a donc fallu que Benjamin fasse des choix. Mais la narration de ce qui s'est passé en réalité a toujours été conservée.
Il n'est jamais évident de se voir, encore moins pendant une aussi longue période, et sous différents aspects émotionnels. Seulement c'est moi, je me reconnais et je suis tel que je suis, avec mes qualités et mes défauts d'Homme.

 

Je ne sais pas du tout ce que les gens penseront du film et de moi. Quelque part, je ne l'ai pas fait en pensant à ce que les gens pourraient penser, mais plutôt à ce que ce film pourrait apporter à certains d’entre eux.

 

Alors aujourd'hui, je suis content pour Benjamin, car il a réussi son pari. Celui de me suivre pendant deux ans. Il a déployé une énergie énorme, une implication personnelle extrêmement forte et il a tout donné pour que ce film se fasse. L'expérience humaine a été forte et belle, à tel point que nous sommes devenu amis. Pour toutes ces raisons je le félicite, et le remercie très sincèrement.

 

Nous avons partagé des moments très fort, dans sa vie, comme dans la mienne. Même si pour le moment Benjamin ne se paie pas pour le film, et qu'il n'osera l'avouer, ce film est une récompense pour Benjamin et sa famille, et j'espère qu'il aura les retours qu'il mérite. Je suis donc content pour Benjamin, qu'il ait réussi à ce que le film soit diffusé deux soirs de suite en prime time à la télévision TNT sur l'Equipe 21.

 

Je remercie l'Equipe 21 et EDF pour avoir soutenu ce projet, et leur énergie déployée au quotidien.

 

Quant à moi, film ou pas film, cela ne changera rien aux évènements passés. Aujourd'hui, mon histoire continue, sans caméra cette fois-ci.

 

 

 

 

Benjamin Rassat

Auteur du documentaire de 8 heures : McEnroe-Lendl, 31 mai 1988 : Le Crépuscule des dieux, déjà diffusé sur Arte, TV5, et sur le réseau international de la chaine américaine ESPN en version 52 minutes.

 

En mars 2007, Benjamin a signé une série de cinq chroniques sur Michel Polnareff reproduites sur le blog de Chryslène Caillaud.
Le 15 mai 2007, Benjamin a présenté son nouveau film Quand l'Internet fait des bulles, 2 × 52 minutes sur l'histoire de l'Internet français diffusé sur 13ème Rue, Odyssée et TV5 Monde.

 

En 2009, Benjamin se consacre à la réalisation de son 3e documentaire I am the media, un road-movie international sur la révolution Internet, soit les technologies de l'information mises à la disposition du grand public. Le film diffusé en avril sur la chaine Arte est sortie dans sa version intégrale sur l'Internet, à partir du 31 mai 2010. Rediffusé sur La Chaine Parlementaire, I am the media a fait l'objet d'un débat public1.

 

En 2010, Benjamin réalise son 4e documentaire, La légende d'Alain Mimoun qui narre l'histoire de l'athlète français Alain Mimoun. Ce film a été diffusé sur la chaîne Histoire, TV5 Monde, Odyssée et ESPN.

 

De janvier 2011 à décembre 2012, Benjamin réalise et produit le film Arnaud Assoumani. L'homme au bras d'or sur le défi lancé par le champion paralympique Arnaud Assoumani d'être le premier athlète handisport français à se qualifier chez les valides pour les Jeux Olympiques. Cette odyssée de trois heures sort en juillet 2013 sur la chaîne L'Équipe 21.

 

Pour 2014, il prépare un projet sur les trente ans de l'année 1984 au travers de la relecture du roman éponyme de George Orwell.

 

Documentaires

 

Liens externes